Chronique de Jean-Baptiste TOIZAT
 
 
 
   
 
 
 
 

La servante de Monsieur Vincent

de
Martine Marie Muller

Edition Robert Laffont (octobre 2010).



Aude de Granville aurait dû devenir Aude de Miromesnil par son mariage avec le jeune Noël de Miromesnil. Mais Dieu en a décidé autrement et Aude entrera comme religieuse dans la congrégation des filles de la charité, fondée par Saint Vincent de Paul. Elle consacrera sa vie à soulever les plus pauvres et à les aimer, car « aimer c’est entrer dans l’éternité ». Racontée par sa fidèle servante qui la suit dans sa vocation religieuse, la vie de celle qui deviendra sœur Marie-Euphrasie constitue le deuxième volet de la trilogie des servantes, après Mademoiselle des Palissages, bien qu’il puisse être lu indépendamment du premier opus.

Cet ouvrage brosse une fresque sociale criante de vérité dans la France du XVIIe siècle, montrant les diverses classes sociales qui s’y côtoient et la différence des modes de vie entre Paris et la Province. Ce volume nous fait découvrir la vie de celles qui, venues du beau monde, ont tout abandonné pour servir et aimer les plus démunies: une merveilleuse réflexion sur la vocation religieuse et le sens qu’elle apporte à l’existence, ainsi que sur l’amour du prochain et le soulagement de la misère. Car ce roman ne pose en réalité qu’une seule question: « sommes-nous au monde pour autre chose qu’aimer ? »


D’origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne. Ce roman constitue son dix-septième ouvrage, parmi lesquels furent publiés aux éditions Robert Laffont, Terre-mégère (1993), Froidure le berger magnifique (Prix du printemps du livre 1997), La porte (Prix Mémoire d’Oc, 1999), Les cèdres du roi (2002) ou La belle camarade (2009)…


 
 

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